TELA MAGAZINE N6

FETICHE

 

EDITORIAL

Cher lecteur, chère lectrice :
Tela magazine N6 présente FETICHE, les 6 commandements que tu espérais.
Nous croyons que le fétichisme est la religion primaire de l’humain. Et la plus répandue aujourd’hui.
Les monothéistes, avec leurs croix et leurs étoiles. Freud, avec ses talons ou Marx, avec sa prémonition d’un monde rémédiablement capitaliste. Eux peuvent te faire un dessin sur ce thème.

Nous, tout en économisant la bande d’encre de notre Olivetti Studio44, nous considérons que le fétichisme est le coolte. La consommation est le nouveau fétichisme. Les vêtements notre nouveau grand FETICHE de masse.
Ou est-ce que les vêtements ne confèrent pas pouvoirs, status, niveaux, classes et même personnalité ? La marque ne te marque pas ?

Pour cela, nous avons gravit le Monjuïc (Barcelona) et nous en descendons avec les tables des six commandements (nous sommes en période de soldes) sur la religion la plus incandescente de nos jours.

Nous espérons que tu passeras un bon moment et que tu seras téméraire face aux
COMMANDEMENTS DU FETICHISME
Il n’y en a que 6 :

Tu achèteras compulsivement.
Tu aimeras par-dessus tout les objets.
Tu vénèreras les détails.
Tu ne convoiteras pas les vêtements de ton prochain.
Tu ne commettras pas d’adultère de marché.
Prenez et buvez tout de lui.

Merci pour être fidèle à toi-même.
Tela magazine

Note : Ce texte fut composé originellement sur une machine à écrire Olivetti Studio44, avec un clavier français. Un fétiche.
Sa syntaxe n’aurait pas été la même avec un clavier de mac, par exemple. Ni son extension. Mais ce n’est pas la machine qui a le pouvoir d’écrire, ou si ?

 

COMMANDEMENT 1

Nuria n’allait pas mouiller ses nouvelles bottes, pas folle. –Je prends un taxi, et voilà, tient.- Décision correcte qui plus est en ayant touché son salaire. Attends, avant que les banques se gardent tout, je vais profiter de ce qui me reste, ça ne me rendra pas ni pire ni meilleure, mais je ne vais pas me prendre la tête !

Ces jours-ci j’ai jeté un coup d’œil à un ensemble à petites fleurs super mignon. Mais non. Le pull noir et il me reste quelques sous pour deux trois choses que j’ai repéré là-bas. La circulation est à mourir quand il pleut. Deux cent cinq euros et on ne voit même pas la marque. Hé mais regarde la route, tu calcules pas ?! Prends la gran via et qu’on sorte de là. Mais qu’il est lourd.

-Mademoiselle, ne vous faîtes pas de mauvais sang, profitez du moment pour penser à quelque chose, à vous-même. L’autre jour j’ai conduit ce créateur là, Klöpman et quand il a voulu me payer je n’avais pas le change sur un billet de cent. Ils sont tous plein aux as ceux-là de la mode. Je lui ai dit de ne pas me payer mais il a insisté en me laissant cette poupée de chiffon qui pend au rétroviseur, parce qu’en plus il est décorateur.

(Please, qu’il se taise, please, please).

Didascalie : La perception sensorielle de nuria se réduit à quelques 40 cm autour d’elle. Elle ne s’en rend pas tout de suite compte, alors que trois chansons avaient défilé sur son MP3 et elle ne pouvait pas croire combien cette chienne dans la revue était mince. Photoshop, sur que c’est photoshop.

Cela commença comme quand tu sues de trop et que tes vêtements te collent, se rappellerait nuria des années plus tard. Ayant complètement assumé ce qu’elle-même va finir de raconter maintenant.

Les chiffons, comme je les appelais avec affection, commencèrent à filtrer vers l’intérieur de ma peau, comme si chaque pore avalait un fil. Oui, une chose terrifiante, tu t’imagines pas! Pour ne pas t’ennuyer, je vais te la faire brève. Quand j’ai réalisé que, à ce stade d’absorption ( parce qu’après tout, qu’est-ce qu’un pore sinon une serviette absorbante micrographique ?) , en quelques minutes je finirais nue, je décidas de payer et de sortir du taxi.

Comme tous les gens étaient complètement trempés par la pluie, personne ne remarqua ce qui m’arrivait. Soudain, l’oasis devant moi : Ma Mégaboutique de fringues préférée ! Je n’avais jamais été une superacheteuse tant supercompulsive. Je le jure. J’ai emmené plus de 20 habits aux cabines d’essayage. J’ai fais un scandale inimaginable à la vendeuse. Elle me laissa entrer quand elle vit que mes jambes étaient toutes nues. Le miroir fut plus cruel. Des mois de Body Punch (du 24 au 62) jetés à la poubelle ? Baby, baby, baby ! Mon corps s’enflait. Mon pire cauchemar, je vous jure ! Tous les vêtements étaient absorbés par ma peau vorace. En un rien de temps j’avais avalé les 20 pièces.

Avant de me retrouvée toute nue, je me vis bien changée. Plus que d’autres fois quand j’allais faire les boutiques. Et cela sans ce truc de la peau qui était du plus bizarre.

Après trois ou quatre allez retours aux cabines, cette compulsion arrêta de dévorer les habits. Je me sentais légère mais j’étais super enflée. Silvio ne me payera pas l’abonnement à l’Oréal s’il me voit grosse comme ça. (C’est un saint, le pauvre. Moi qui lui en fais toujours baver et j’avais justement décider de me calmer et de garder la tête sur les épaules… Je suis comme une pub pour les pneus Michelin). Silvio va me retirer la CB, je le vois venir. C’est que, il y a une limite à tout.

Parfois cela m’arrive encore mais aujourd’hui c’est plus pendant les soldes. Je ne me prive pas, écoute, c’est pour ne pas me sentir vide. Après tu vois, tu fais comme moi, tu te trouves un « couturier » de la sécurité sociale qui te recoupe un peu par-ci, te relève un morceau par-là et te fait sentir bien avec toi-même, on n’est quand même pas un chiffon, non ?!

 

COMMANDEMENT 2

Quand une personne n’aime pas, elle achète (Gustavo Cerati) : la nécessité de la consommation pour se maintenir dans le système fétichiste. L’objet de consommation remplace l’objet du désir et le sujet de l’amour. Personnes qui changent de vêtement parce qu’elles ne savent pas changer de vie, du fait de ne pas avoir l’amour, pour ne pas rester hors de la machine. Acheteurs compulsifs, VIDES.

Tu vis ta vie en soldes ? Achète et sois heureux ou nous te remboursons la différence. De petites marquises paranos complémentent le travail commencé par les médias, sur le divan et selon un vieux prospectus des fleurs de Bach, sans oublier le Body Pump 56 (qui fut le meilleur sans l’ombre d’un doute) ou d’autres recettes de la mère de « la Sylvie » (c’est vrai qu’elle, elle sait ce qui est bon pour sa fille). Tous des remèdes pour la nonfélicité généralisée, qui apportent un confort standardisé. Inutil, non ?

Quand une personne n’aime pas, elle achète, chantait un brillant musicien anti jet-set, pendant qu’il entrait sur le set d’un jet. G. Cerati le disait, fatigué d’observer ce monde insustentiel, surement.

Mais ce n’est pas seulement l’insatisfaction qui motive la recherche d’une brève satisfaction post achat. C’est la nécessité. Une nécessité sociale, peut-être.

Depuis tous petits on nous inculque que nous devons être acceptés par les autres. Bien que cela paraisse un détail pendant que nous grandissons, nous l’incorporons et en dix minutes, juste après les pop-corn, commencent les rites.

L’achat est un acte rituel. Si tu n’achètes pas tu es hors du système. Donc tu achètes, parce que tu ne veux pas rester en dehors de quoi que ce soit. Au fait, c’est important ? Je ne m’en souviens pas. La chose s’est empirée lorsque nous avons cessé d’être des citoyens pour nous convertir en consommateurs.

A quoi lui servira ton vote au politique opportun si tu ne dépenses pas tes sous dans la maison de ces Messieurs? Ennuyeux. A deux rues tu as le métro. En un rien de temps tu es à la boutique la plus top du top et tu fais légion, en explosant ta carte, ok? Ce n’est aucune diatribe, chèr/e lecteur/trice. Que celui qui est libre de toute dettes lance la première hypothèque sur la table.

Dans ce fétichisme de la marchandise, les objets de consommation, socialement, médian entre les individus (Marx le disait !). Cela finira à ce que les gens se meuvent comme des choses jusqu’aux objets ? Les objets auront donc la volonté ? A un côté ou un autre devra aller toute cette volonté abandonnée…

 

 

COMMANDEMENT 3

La METONIMIE est dans les détails (ironie d’après un proverbe populaire) : La fixation sexuelle pour des vêtements et/ou des PARTIES isolées du corps (objet) désiré. Le fétichisme sexuel. Freud mit Fétiche.

Ce qui m’excite des bas résilles n’est pas le fin fil qui s’entretisse (peu m’importe), ce qui me rend fou ce sont les volutes, les hexagones, pentagones et parfois les petits triangles de peau nue qu’ils délimitent. Est-ce que toute la jambe nue ne serait pas plus excitante ? Toute la femme. Si, mais j’essaie d’imaginer comment se sent un fétichiste diagnostiqué par don Sigmund, le traqueur de fous. Ne levez pas la main contre la psychanalyse, ils ont juste mis des noms sur ce qu’ils ont pu observé de notre être social. Et ils ont rendus heureux des milliers d’intellectuels et de divorcées à demi vierges, qui en d’autre cas auraient essayé de changer le monde. Freud nous libère.

- Je suis fétichiste docteur. Pouvez-vous m’aider?

Le fétichiste se rencontre lui-même seulement durant ses fugues. Il fuit de quelque chose qui n'a peut-être même pas de nom. Ce détail érotique, si magiquement défini et distingué au milieu de tout ce qu’il voit, est une capsule qui le protège des autres. Le monde n’existe pas hors de sa fixation partialisante. La partie qui évoque le tout a été choisie par le fétichiste pour connecter sans connecter.

- La solitude et le vide supplantent tout ce qui existe hors de ma fixation, mademoiselle Marte. Tout ce qui n’est pas votre lèvre inférieure n’existe pas pour moi. Ni vous, ni moi.

Le fétichisme a une caractéristique particulière, notre partenaire ne le partage pas. On tire plaisir d’un corps sans besoin que la personne soit présente, ni le corps entier, juste un détail. Le fétichisme sexuel se manifeste (pour le psychoanaliste freudien) sous forme eminament masculine, nonobstant pour un sociologue ou un économiste cela pourrait être patrimoine féminin.
- You can leave your hat on, baby. Non, mieux que ça, laisse-moi le chapeau et vas-t-en faire des courses une petite demi-heure.

 

 

COMMANDEMENT 4

Tu ne convoiteras pas les biens d’autrui (dixième mandement judéo et chrétien) : La consommation et les objets comme frontière et séparation entre êtres humains. On convoite quand il n’y en a pas pour tout le monde. Il est nécessaire de socialiser les biens communs. Partager, produire en supersérie ou recycler comme lutte contre l’envie (Les ONG comme analgésique localisé). Valoriser les différences et apprécier les alternatives (qui vont mieux à tout à chacun) pour ne pas regarder ce que les autres utilisent ou possèdent. L’être ORIGINAL ne convoite pas ce qu’ont les autres.

On convoite ce qu’on NE possède PAS. Ce que l’on désire, mais qui appartient à autrui. Si nous revoyions le concept de propriété privée? Vu que sans elle il n’y aurait pas de convoitise. L’idée d’être tous vêtus de la même manière fait horreur, vive critique contre le communisme, pourtant réalité du capitalisme luxurieux.

Cette propriété privée édifie cadres et frontières pour diviser les vaincus du futur. L’esclave perd sa liberté quand il accepte ses chaînes ou qu’il les oublie. Est-ce que pour cela tu fonderais une ONG pour que les gens partagent leurs vêtements ? Tu utiliserais des infrastructures existantes comme l’Armée du Salut, Emmaüs, Humana (Espagne), ect. Beaucoup de créateurs d’aujourd’hui customiseraient ces vêtements et leur cycle d’utilité recommencerait, en revalorisant la matière première d’un objet qui a perdu sa valeur d’utilisation.

Très altruiste, très politiquement correcte. Mais on ne règlerait pas tout comme ça. Peu, en vérité. Peut-être, si tu te regardes avec amour, juste valorisation et générosité tu seras riche!!! Si tu recherches l’originalité, la richesse commune et conventionnelle des autres t’importeront peu, vrai? Paradoxalement, si tu valorises tes trésors, tu sauras valoriser ceux des autres et les respecter. Tu voudras partager tes valeurs du fait que tu en auras plus qu’il n’en faut.

Utopie? L’utopie serait d’attendre que ton voisin jette le grillage de ses fenêtres, mais ce ne sera pas nécessaire. Tout commence avec toi, pour toi, par toi. Tu te lances? Très vite tu rencontreras d’autres personnes uniques, originales et indépendantes.

La convoitise, donc, n’est pas un péché? Ni fait partie de la nature humaine? Ces deux concepts coexistent déjà ? Si l’expression même est une invention culturelle !

T’es-tu demandé qui cela intéresse qu’existe la convoitise ? T’es-tu demandé qui a inventé la convoitise ? A quelle époque ? Tu peux parier ce que tu veux que ces gens s’habillaient déjà à la mode du désert ou de la montagne.

 

 

COMMANDEMENT 5

Tu ne commettras pas d’adultère (7ème commandement judaïque) de marché : la fidélité aux marques et le pouvoir que la consommation (par le consommateur) leurs confère. Quand une marque apporte identité et identification à l’utilisateur. GENS AVEC LOGOTYPE.

Quand se vêtir cesse d’être seulement couvrir une nécessite géographique ou culturelle (se protéger du froid ou couvrir les péchés) les vêtements cessent d’être un problème de design pour se convertir en une pratique socioéconomique: La Mode. Une industrie multinationale dont le début et la fin sont le marché. Un très large bras du capitalisme.
La mode crée de nouvelles nécessités et résout des problèmes qui n’existaient pas avant qu’elle nous ne les présente. La voix de la mode ordonne, crie, condamne. Sortons en courrant pour chercher les revues qui nous procurent sécurité, qu’on nous mettent les pieds sur terre, qu’on nous illumine ce qui doit se porter et relègue à l’obscurité de nos armoires ce qui ne s’utilise déjà plus ou ce qui ne doit pas être utilisé. Même si ça te plait. Point final.

Non. Nous ne sommes pas de marque, nous sommes des personnes, pas des consommateurs. Mais imaginons que si, nous l’avons, que l’on aime tout ce que cette marque fait. Nous sommes fanatiques de cette marque. Peu importe si nous ne le voyons pas adéquate à notre corps, s’il n’y a pas une coupe qui s’adapte à notre silhouette, qui la rende plus belle, au contraire elle devient amorphe. Adaptation ou game over.

Par chance nous découvrons qu’aucune marque ne confère de pouvoirs. Nous comprenons que c’est le consommateur qui attribue popularité, célébrité et pouvoirs spéciaux à une marque de vêtements.

Nous nous identifions à nous même. Nous préférons laisser notre propre marque, genre Fashion Freak (style insolite), au lieu que la mode ne nous marque.
Va, si toi aussi tu pratiques l’adultère de marché. Partageons la diversité ?

 

 

COMMANDEMENT 6

-Et toi tu as déjà ton entrée ou tu es sur la liste ?
-Entrée ? mais enfin si c’est gratuit, aujourd’hui c’est Résurrection des Soldes. Regarde ce flyer : « viens le célébrer à la Cathédrale de la Mode. Pour tout age.»
-Gratuit? Mais si jusqu’à pour la paroisse du quartier tu dois faire une donation !
-Bon, c’est que tu achètes ici et tu as l’impression de mettre ta monnaie dans le panier de l'enfant de choeur... Mais ça c’est divertissant. Tu peux même draguer là-dedans ! En tout cas une chose est sure, ils ont monté leur affaire bien mieux que les apôtres. Et pour le simple fait de consommer tu obtiens le plaisir immédiat.
-Plaisir ?
-Oui, consommation hédoniste. Tu n’en as pas entendu parler ? C’est mieux que le sexe parce que tu n’as besoin de personne. Seulement toi. Du fait on pourrait l’assimiler à la masturbation… mais socialement accepté. Une masturbation en masse et officielle (en payant, bien sur) et l’unique religion qui aide vraiment le système.
-Waou ! Viens, entrons. Je brûle d’envie de voir ça.

LUMIERES, MUSIQUE… ACTION !

Devant moi s’étend une vaste superficie d’épileptiques fluorescents et hit pour les oreilles :
« mon bébé je veux que tu me caresse avec ton cinturon, mon bébé toutes les offres sont à moi. Achète, mon bébé, achète »

Je vois de jeunes couples en désamour remplissant leur vide aux prix à la baisse, des retraités en pantoufles bavant derrière des mannequins dénudés dans la queue sans fin des cabines d’essayage, et les ménagères en pleine bagarre de boue pour la dernière taille 48. Il bougent tous un pied, ou le cou et la tête, au rythme du boum-boum-donne-donne en un rituel sobrement assimilé, consumant identité en série et cédant leurs cartes de crédit (et discrédit) aux vampires monétaires emplumés de la caisse baptismale.

A ma droite, je remarque un groupe de consommateurs en pleine chorégraphie avec des vêtements, qui suivent les instructions des moniteurs et chantent « Hosanna, Soldes, Superstar »

Chœur : Hosanna heysanna, sanna ho, sanna. Oh Soldes, Soldes, montre-nous l'offre, Sanna hosanna hey Superstar.

Soldes : Ceci n’est pas ma chanson, c’est votre chanson. Si vous chantez, vous aurez ma bénédiction. De ceux qui achètent sera le royaume des cieux. Vous pourrez tous entrer, sans exception.

Chœur et Soldes : Hosanna heysanna, sanna ho, sanna. Oh Soldes, Soldes, montre-nous l'offre, Sanna hosanna hey Superstar.

Le jour suivant :

-Je ne sais pas ce m’est arrivé. Je me souviens de gens bourrés buvant compulsivement de la Consommation avec des sourires nerveux, des dévots qui mettaient des bougies à des écriteaux avec des prix, des mendiants qui demandaient quelques vêtements pour survivre et soudain… je me suis évanoui et je ne me rappelle plus rien.
Ha ha ha, comme c’est curieux !
-Oui, l’infirmière m’a dit que sur le chemin de l’hopital je n’arretais pas de crier, la langue pendante et à moitie inconsient: “liberté d’achat, liberté de marché, hosanna hey, give me money, liberté! »

 

 

FETICHE POLITIQUE DE MASSE

Le cadavre d’Evita Peron fut embaumé et suite à la destitution de son ex, fut séquestré (post mortem) et occulté (disparu) durant des années.
Beaucoup croyaient qu’il conférait des pouvoirs (même politiques) à quiconque le possédait et commença une dispute. Les profanateurs (les voleurs d’estampes, pas les embaumeurs) en proie à la peur, se virent obligés à changer le cadavre de cachette fréquemment. Durant toutes ces années, peu importait où ils la cachaient, au même endroit apparaissaient des conpositions florales, comme des offrandes, sur le pas de la porte.

La légende populaire raconte qu’un homme surnommé « le sorcier » maintenait des relacions conjugales avec l’authentique « realdoll.com », mais à part cela durant ces quelques années les gens eurent aussi de bons tangos et de bonnes lettres pour grandir.

Via chat, quelqu’un pourrait dire ): . Oui, ): en superficie, peut-être. Le tango ne résonne pas comme le sourire de cette fille-là. Mais il luit comme son regard. Les lettres aujourd’hui ne sont plus de mode.

Il déborde de notre « devoir fétichiste » de donner des noms ou des informations historiques plus précises.
Sur internet et dans les bibliothèques autour du monde il y a des histoires écrites depuis différents points de vue pour que vous en déduisiez des conclusions objectives, à propos de ces personnages néfastes.
Généraux qui au fond enviaient son style pour se vêtir.
En général.

 

© 1, 2, 3, 4 et 5: Felipe Ibáñez

© 6: Marta Puigdemasa

Traduction: Caroline Lernould